La première défaite de Khamzat Chimaev (17-1) continue de faire réagir le monde du MMA. Battu par décision partagée par Sean Strickland lors de l’UFC 328, le Tchétchène a vu son invincibilité prendre fin après un combat où son cardio a progressivement décliné. Depuis, Chimaev ne cesse de réclamer une revanche immédiate.
Jon Jones (28-1), après avoir désigné l’athlète qui pourrait le surpasser, s’est exprimé sur cette situation. L’ancien champion des mi-lourds et des lourds a d’abord reconnu avoir été surpris par le résultat. « Je suis un grand fan de Khamzat. C’était dur de le voir perdre. Vraiment. J’ai été très surpris par ce combat. »
Toutefois, pour Bones, cette défaite ne remet absolument pas en cause le potentiel du Tchétchène. Néanmoins, il estime qu’un travail d’analyse est désormais indispensable. « Si j’étais Khamzat, je travaillerais mes points faibles. C’est quelque chose que je fais personnellement avant chaque combat. Je regarde un combat et je me demande : « Comment cet adversaire peut-il me battre ? Où est-il fort ? Où suis-je perçu comme faible ? » Je conseillerais de modifier son programme d’endurance. Peut-être en essayant quelque chose de différent, et de passer plus de temps au sol. Ainsi, à l’avenir, je serai tellement à l’aise dans cette position que je pourrai peut-être tenter des soumissions et autres. »
Au-delà des aspects physiques, Jon Jones considère que cette première défaite représente avant tout un défi psychologique pour Khamzat Chimaev. L’Américain estime que le champion déchu possède déjà toutes les qualités nécessaires pour retrouver le sommet, mais qu’il doit enrichir certains domaines de son jeu.
« Khamzat est un excellent kicker, un excellent boxeur et un excellent lutteur, surtout lorsqu’il vous immobilise avec sa prise de corps. Mais on ne le voit pas souvent au sol. Si j’étais lui, je devrais revoir ma stratégie. Je devrais apprendre à être à l’aise au sol, développer un jeu de jiu-jitsu solide dans cette position et surtout me concentrer sur le mental. »
Enfin, il conclut son analyse avec un message d’encouragement destiné au Tchétchène. « J’imagine que la défaite peut changer l’état d’esprit d’un combattant, sa confiance en lui, la façon dont il se perçoit. Concentrez-vous sur votre mental. Les défaites font partie du jeu. Parfois, la meilleure version de soi-même se révèle après une défaite. »